Ornithologie

 

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Ornithologie


 


Cardinal. Dunham, Québec.

 

Je m'intéresse aux oiseaux depuis mon tout jeune âge. Ils ont toujours attiré mon attention. Lorsque j'étais adolescent, j'ai acheté une caméra 35 mm et une lentille Zoom de 350 mm pour avoir la chance de les photographier.

Si vous vous intéressez aux oiseaux, vous vous intéressez donc à l'ornithologie. Celui qui s'intéresse à cette science est un ornithologue, amateur ou professionnel. L'hiver, la nature est presque silencieuse, car il n'y a pas beaucoup d'espèces qui demeurent parmi nous au Québec. Au printemps, si on porte attention, on pourra se rendre compte de l'arrivée des espèces migratrices. L'été est une période importante pour les oiseaux qui se reproduisent deux ou trois fois durant la saison. Quand l'automne nous montre ses couleurs, certains oiseaux les perdent pour afficher leur plumage d'hiver plus terne.

Il y a énormément de gens qui les nourrissent, été comme hiver, et qui leur offrent des abris, des cabanes, des mangeoires, des abreuvoirs, des arbres fruitiers, etc. Les oiseaux mangent des graines de tournesol, de maïîs, de millet ou de chardon. Certains préfèrent le tournesol, puisqu’il leur apporte beaucoup d'énergie.

Si vous désirez attirer une plus grande diversité d'oiseaux, vos mangeoires doivent être disposées en trois hauteurs. Certains oiseaux, comme les tourtelles, préfèrent manger au sol. Une simple planche munie d'une petite bordure pour retenir le grain suffit à les attirer. D'autres espèces affectionnent les mangeoires sur pied, ressemblant à une petite table. Certaines espèces, comme les chardonnerets, préfèrent les mangeoires suspendues à quelques mètres du sol. Elles peuvent être accrochées aux branches d'un arbre ou à un poteau fabriqué pour cela. En été, vous pouvez aussi leur offrir des tranches d'orange. Les orioles en raffolent et les papillons aussi!

Voici quelques espèces d'oiseaux que vous pouvez attirer chez vous : Colibris, chardonnerets, moineaux, cardinaux, mésanges, hirondelles, jaseurs, moqueurs, sitelles, pics, troglodytes, gros becs, tourterelles, geais bleus, bruants, etc.

Si votre intérêt grandit et que vous désiriez progresser avec lui, je vous conseille fortement de vous inscrire à un club d'ornithologie. Il en existe un peu partout au Québec. Vous pourrez assister à des conférences, participer à des excursions et à des recherches scientifiques. Vous apprendrez beaucoup de choses au sujet des oiseaux et apporterez sûrement beaucoup aux autres personnes en partageant votre expérience avec eux. Ces gens sont tous des amoureux de la nature!

Il existe aussi des centres d'interprétation de la nature dans votre région. Dans ma région, il y a un centre très apprécié des visiteurs,  le CILNB. Situé près d'un lac, à Granby en Estrie, ce centre attire une foule d'oiseaux autant aquatiques que terrestres. Il est même possible de nourrir des écureuils, des tamias rayés et certains oiseaux qui viennent simplement dans vos mains. Il est bien indiqué de n'offrir que des arachides ou des graines diverses. C'est un endroit rêvé pour y faire de la photographie animalière. Les animaux y sont moins farouches et on peut les approcher de très près.


               

                                                 

 

 

 

                                    
Canard malard                                                                                                              Gr and héron

Il est bon de se sensibiliser à tout ce qu'endure la nature actuellement. L'humanité prend beaucoup de place et pousse la nature de plus en plus sans y faire attention. C'est parfois la quête de richesse qui prime au détriment de l'environnement. Les coupes à blanc, la pollution des cours d'eau, les produits chimiques utilisés pour de meilleures récoltes ne sont que quelques exemples de nos habitudes de vie qui dérangent leur habitat et leur santé. Les oiseaux sont des témoins de cette soif humaine. Ils sont parfois mis en danger d'extinction à cause des humains et malgré cela, ils continuent à nous côtoyer.

Les oiseaux ont quelques fois des comportements semblables aux humains. Chez certaines espèces, le mâle et la femelle forment une union inséparable pour toute leur vie!


Remarquez bien, sur la photo il y a bien deux canards côte-à-côte!

Je suis ornithologue amateur depuis plusieurs années. J'ai été membre de deux clubs d'ornithologie et j'ai participé à plusieurs sorties sur le terrain pour découvrir les oiseaux dans leur environnement. J'ai aussi fait quelques recherches de comportement sans vraiment le savoir.  

Un jour, alors que j'explorais une forêt près de chez moi, j'ai entendu le cri d'un autour, un oiseau de proie assez féroce de la grosseur d'une poule. J'ai décidé de le photographier, mais pour cela, je devrais installer une cache et l'attirer. J'ai donc fabriqué un oiseau en papier mâché, fabriqué avec de la colle de farine et du papier journal. Je l'ai fait avec la forme et la grosseur d'une corneille que j'ai peinte en noir. J'ai ensuite enregistré le cri d'une corneille provenant d'un disque des chants d'oiseaux. Il faut dire ici que c'était dans les années 1980. Mon plan était d'aller en forêt, d'installer la corneille de papier sur le sol près de la cache, d'entrer dans la cache avec ma caméra 35 mm et d'attendre en faisant jouer l'enregistrement de la corneille. Une semaine auparavant, l'autour volait adroitement parmis les pruches de la forêt en émettant son cri fort '' KAI-KAI-KAI-KAI-KAI '' comme pour signifier que c'était son territoire.

Maintenant que j'étais prêt à installer mon matériel, j'ai constaté que le propriétaire du terrain avait coupé plusieurs arbres sur le territoire même de l'autour. L'autour ne semblait pas être dans les parages. J'ai quand -même installé mon attirail et je me suis caché. Pendant une trentaine de minutes, j'ai fait jouer le cri de la corneille. Pas de cris, pas d'autour nulle part. Le seul bruit que j'entendais était le cris de nombreuses corneilles à proximité. Tanné d'attendre l'autour et voyant bien que mon petit manège ne fonctionnait pas, je suis sortit de la cache. Surprise, l'autour n'était pas là, mais une horde de corneilles étaient venues voir qui de leur espèce pouvait bien crier ainsi à répétition. Elles tournaient au-dessus de la cime des arbres pendant plusieurs minutes en criant , semblant affolées, jusqu'à ce que j'arrête mon magnétophone. 

 Par leur comportement, j'ai déduit alors qu'elles étaient probablement venues pour  '' aider '' cette pauvre corneille qui criait sans relâche, prise quelque part dans le bois sur le territoire de l'autour. Un comportement semblable à celui des humains dans de pareilles circonstances.


Jumelles et petits télescopes ou longues vues

 

L'observation des oiseaux demande d'avoir une bonne vue. Même si je suis capable d'identifier beaucoup d'espèces d'oiseaux par leur vol, il est toujours intéressant de pouvoir les observer de près. Les jumelles sont constituées de lentilles frontales ou objectifs, de prismes et d'oculaires. Les prismes sont de petits triangles de verre servant à '' plier '' le faisceau lumineux pour ainsi raccourcir la distance physique entre les oculaires et les objectifs. Les oculaires sont les petites lentilles munies de contour caoutchouté : C'est par où vous regardez pour observer.  
 

Les jumelles offrent un bon grossissement pour un poids léger ou moyen selon le type. Avant de choisir des jumelles, il faut bien comprendre les caractéristiques de grossissement des modèles offerts sur le marché. Les jumelles sont présentées selon des caractéristiques standards qui consistent à identifier le grossissement et le diamètre de la lentille frontale. Par exemple, chez un marchand, on peut trouver des jumelles de 8x25, 8x50, 10x25, 10x42, 10x50, 8-15x50, 25x80, etc. Le premier chiffre ( 8x40, 10x50, 8-15x50, etc. ) indique le grossissement et le deuxième ( 8x40, 10x50, etc.) représente le diamètre de la lentille frontale en millimètres. Plus ce dernier chiffre est grand, plus le diamètre de la lentille sera grand et plus les jumelles seront lourdes, mais il y aura plus de lumière qui pénétrera par les lentilles avant, offrant ainsi une meilleure visibilité par temps sombre. Ces dernières sont souvent utilisées pour des applications marines. Certaines jumelles sont munies d'un zoom. Elles seront annoncées comme ayant par exemple 8-15x50, donc un grossissement de 8 à 15 fois. Pour savoir quel format choisir, la norme est de multiplier le premier chiffre par 5 et le résultat devrait équivaloir au deuxième chiffre. Pour des jumelles ayant un format de 10x50, on fait donc 10x5=50, ce qui équivaut à notre deuxième chiffre, 50. Ce petit calcul vous assurera que les lentilles laissent passer assez de lumière pour conserver une bonne résolution et une bonne clarté d'image dans toutes les situations d'éclairage. Le traitement de l'image aide beaucoup aussi.

Certaines jumelles ont des lentilles borosilicate; verre de qualité inférieure et autres offrent des lentilles en baryum, de meilleure qualité laissant passer plus de lumière. Le traitement des lentilles est important aussi pour améliorer le contraste et la résolution. Attention aux modèles bon marché offrant des caractéristiques impressionnantes. Elles sont probablement conçues avec des lentilles de plastique pouvant causer des déformations sous certaines conditions d'éclairage. Quand on annonce des jumelles capables de voir jusqu'à 50 km, ne vous laissez pas berner, car lorsque vous regardez des étoiles dans le ciel, vos yeux regardent alors des objets situés à des millions de kilomètres!

L'autre caractéristique importante est la molette d'ajustement de la mise au point. Il y a deux types d'ajustement mécanique pour faire la mise au point. Un type très répandu et courant chez les jumelles de faible coût est le système par molette centrale, une petite roue centrale située entre les axes de lentilles ou près des oculaires. Vous la tournez avec un doigt pour faire la mise au point. Il faut cependant tourner à plusieurs reprises pour atteindre les deux extrémités de l'ajustement.

Un autre type de mise au point est la molette d'ajustement rapide, un genre de petit levier situé entre les axes de lentilles. En appuyant d'un côté ou de l'autre avec un doigt de chaque main, on rejoint les extrémités d'ajustement de focus en un petit mouvement des doigts, seulement ce qui permet un ajustement plus rapide de la mise au point. Si vous pensez utiliser ces jumelles pour l'observation d'oiseaux, je conseille ce dernier type de mise au point : les oiseaux ne restent pas longtemps en place, un système de mise au point rapide est un choix judicieux.
 

Si vous pensez acheter un appareil photo numérique à lentille interchangeable et une lentille téléphoto ou zoom avec fort grossissement, vous ne pourrez obtenir un rapprochement aussi marqué qu'avec une paire de jumelles ou un télescope d'observation. Un téléobjectif adéquat, 500 mm et plus, pourra vous fournir un bon grossissement, mais le poids sera peut-être un obstacle important si vous avez plusieurs kilomètres à faire avant de vous rendre au point d'observation des oiseaux. Il existe des jumelles équipées d'une caméra numérique. Ce type de jumelles peut être un bon choix si vous désirez photographier les oiseaux, à petit budget.

Il existe aujourd'hui plusieurs sortes de jumelles, des jumelles infrarouges permettant de voir la nuit, des jumelles miniatures pour le plein air de format 10x42 mm, des jumelles pour l'astronomie de 15x70 mm, des jumelles avec appareil photo numérique, des jumelles imperméables qui flottent pour la chasse et les plaisirs nautiques, etc.


 

Les télescopes d'observation


Les télescopes d'observation sont petits, robustes et portatifs. Ils nécessitent l'emploi d'un trépied pour le stabiliser lors des observations. Les bons télescopes ont une lentille de 90 mm, un boîtier à l'épreuve des intempéries et ils flottent sur l'eau. Le grossissement normal d'un tel télescope est de 25x et peut atteindre 60x avec un zoom ou un oculaire de remplacement. Les oculaires sont habituellement vissés au télescope. Les télescopes de ce genre offrent une visibilité extraordinaire pour un grossissement de 25x. C'est l'idéal pour l'observation des détails, des oiseaux marins, ou pour les oiseaux qui restent à une bonne distance de vous.


Depuis plusieurs années, mes intérêts ont changé. Je suis passé à autre chose,
mais je suis toujours aussi intéressé par les oiseaux.

Soyons plus prudents et attentifs à cet environnement qui est notre demeure. Pensons seulement à ce que serait un monde sans oiseaux... Pas de chants mélodieux qui égayent nos étés, plus d'insectes qui nous dévorent lorsque l'on met le nez dehors. Un équilibre naturel qui se détériorerait apporterait inévitablement de gros problèmes pour notre propre survie!

Pensons nature, pour que notre existence dure!


 

Observations à venir :

Lac Champlain, corneilles tombent à l'eau...

Les oiseaux, ma mère et moi...

Goéland qui joue...

 

 

 

 

 

 

 

©2011 Denis Bombardier

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